UN TOUR D'HORIZON

Deux personnages ont attiré cette semaine mon attention, Edgard Pisani et André Lardeux
Le premier qualifié d'homme d'état par toute la presse et les hommes politiques, toutes tendances confondues
Il est vrai qu'il était visionnaire et que , sans lui, Montreuil Bellay ne serait pas ce qu'il est aujourd'hui
Il a développé la zone de Méron, créé le collège agricole et le collège expérimental "Calypso"
C'est également lui qui a dégagé les friches le long du Thouet pour mettre en valeur avec bonheur le site des Nobis
Il ne faut pas l'oublier
Il est vrai que lorsqu'on est ministre les portes s'ouvrent et il est plus facile de financer les projets
Ce fut un grand homme politique, un grand ministre de l'agriculture et la ville dont il avait été élu maire peut aujourd'hui lui dire merci
Je rejoins Michel Piron quand il le souligne comme visionnaire capable d'envisager l'avenir à 10 ou 20 ans.
Mais je suis également sur la même longueur d'onde quand il indique qu'il n'était pas toujours dans le politiquement correct
Je me souviens de cette campagne électorale pour l'élection du Conseil Général, au Puy Notre Dame, dans l'ancienne salle des fêtes aujourd'hui abattue, où il avait répondu vertement à un électeur qui avait commis l'erreur de lui poser une question embarrassante
Ce jour là il avait refroidi l'assistance en laissant une mauvaise impression sur sa personnalité
Et puis j'ajouterai que si le chef lieu de canton lui doit beaucoup, j'ai également une pensée pour son successeur à la mairie, Monsieur Roux, qui a redressé les finances de la ville pour lesquelles toute une génération de Montreuillais a été mise à contribution
André Lardeux fait également parler de lui aujourd'hui dans la presse
L'ancien président du Conseil Général, prédécesseur de Christophe Béchu et de Christian Gillet, ne semble pas d'accord sur la réforme de l'aide sociale à l'enfance
La situation a changé depuis ses mandats et il sait parfaitement que l'état qui ne remplit pas et ne remplira pas ses engagements, oblige le président départemental à serrer les boulons
Il a su le faire lui même en pratiquant une politique budgétaire stricte et sérieuse
Bien entendu les prix fixés par la collectivité obligent à une meilleure gestion mais cela résulte peut être d'abus de certaines associations qui sous prétexte d'aide à l'enfance oubliaient de compter
Le président Lardeux, pendant ses mandats n'avait pas augmenté les impôts et les avait parfois même baissé
Le taux d'imposition du département, un des plus faibles de France, aurait peut être mérité à l'époque d'être révisé
Cela aurait peut être permis de mieux supporter la crise actuelle pour laquelle le président Gillet est obligé de prendre des mesures drastiques, y compris sur le social