AGGLOMERATION DE SAUMUR

Intervention de Gérard Persin, maire de Montsoreau

Gérard Persin, maire de Montsoreau, commune de 440 habitants au sud du Saumurois,à la fin de la présentation du budget principal de Saumur Val de Loire,

« Monsieur le Président, chers collègues, en cette fin d’année troublée par des événements dus à un énorme ras-le-bol des Français sur la pression fiscale qu’ils ressentent, je souhaite profiter de ce débat budgétaire pour attirer votre attention sur le poids considérable que représentent les impôts locaux sur les ménages.
Je me suis livré à un petit exercice en compilant tous mes avis d’imposition depuis 2000, date de création de notre première communauté d’Agglomération.
- Le montant de ma taxe foncière bâtie a progressé de 62% ;
- Celui de ma taxe d'habitation de 60% ;
Tout cela avec la même maison et des revenus en baisse, puisque mon épouse et moi-même sommes retraités depuis 2007.
Durant la même période, l’inflation cumulée a été de 30%, le salaire moyen n’augmentant que de 13% et je ne parle pas des retraites !
Les bases fiscales fixées par l’Etat ont, elles, à peu près suivi l’inflation.
La commune de Montsoreau a procédé à une seule augmentation du taux de la taxe d’habitation de 0,5% en 2011.
Les deux plus fortes hausses sont à imputer au département avec 123% d’augmentation depuis 2000 sur le montant de la taxe sur le foncier bâti et à notre Agglo, pour laquelle la part a augmenté de 131% sur la taxe d'habitation.
La taxe sur les Ordures ménagères a, elle, progressé de 70 %.
% Excusez du peu !
Bien sûr on pourra toujours se dire que notre Agglo s’est vu confier de nouvelles compétences.
Mais la vraie question est de savoir si nos administrés contribuables en ont eu pour leur argent ?
Avons-nous de meilleurs services, plus de transports en commun, un meilleur ramassage de nos ordures ménagères ?
Les frais de fonctionnement cumulés de l’Agglo et des communes qui la composent ont-ils diminué, avons-nous moins d’agents comme cela aurait dû être le cas ?
Avons-nous créé plus d’emplois sur le territoire ?
Je suis loin d’en être sûr !
On nous répète depuis 20 ans que plus on est gros plus est fort.
Qu’on nous le prouve !
Ce qu’il m’est souvent donné de constater, c’est que c’est loin d’être vrai.
Imaginez-vous, chers collègues maires de petites communes que vous auriez pu voir plus que doubler le prix d’un de vos bâtiments municipaux comme cela a été le cas pour notre théâtre ?
Vos administrés et le Trésorier vous auraient vite rappelés à l’ordre !
Eh bien dans une grosse structure, tout cela passe comme une lettre à la poste.
Moi je vous dis que plus on grossit, moins les élus maîtrisent des sujets de plus en plus complexes et plus on laisse le champ libre à la technocratie.
Or, les technocrates ne sont jamais responsables devant les électeurs.
Et on a là la cause essentielle du malaise qui frappe la France en ce moment.
Quand notre première Agglo a fêté ses 10 ans, j’avais suggéré que l’on fasse un audit, un bilan de ces 10 ans d’activité.
Il s’agissait d’une collectivité nouvelle, il eût été intéressant de le faire pour corriger d’éventuelles dérives.
Mais bon, on a préféré botter en touche, en me faisant comprendre que ma demande était bien saugrenue.
On préfère manifestement la méthode COUÉ, beaucoup plus politiquement correcte.
Il faudra bien pourtant, monsieur le Président qu’on rende un jour des comptes à nos contribuables, qu’ils sachent si la Communauté d’Agglomération améliore vraiment leur quotidien sans peser sur leur pouvoir d’achat, ce qui à mon sens aujourd’hui n’est pas le cas.
Permettez-moi de vous faire part de mon inquiétude quand on sait qu’on a toujours tendance à prendre de nouvelles compétences sachant que lorsqu’on ne les choisit pas, l’Etat, dans sa grande générosité nous les impose, comme le fait la Loi GEMAPI (Gestion des Milieux Aquatiques et la Prévention des Inondations).
Vous allez me dire : peu importe, puisque très bientôt 80% des Français seront exonérés de la taxe d’habitation - parions d’ailleurs que les collectivités territoriales vont s’engouffrer dans la brèche pour augmenter les taxes foncières ou la CFE (Cotisation Foncière des Entreprises, anciennement taxe professionnelle) !
Mais qui va payer pour eux ?
Les 20% restants ?
Plus sûrement nos enfants et petits enfants, auxquels il faudra un jour présenter la facture. »

Réponse de Jean-Michel Marchand

« Je répondrai en 5 points : Primo, nous ne sommes des technocrates, loin s'en faut.
La preuve en est que les 2 vice-présidents qui ont suivi la préparation de ce budget (Jean-Yves Fulneau, maire de Gennes Val de Loire et Michel Pattée, maire de Doué en Anjou) ont une parfaite maîtrise du sujet !
Deuxièmement, nous avons les compétences que l'on nous a imposé de prendre ;
Tertio, serions-nous en capacité, nous petites communes d'avoir ce que nous avons, en matière de services sans l'agglo, comme par exemple, le service des déchets ?
Quatrièmement, je prendrai le sujet de la désertification médicale de nos territoires.
C'est un service qui relève du secteur privé alors que la majorité de nos concitoyens prennent cela pour un service public !
Enfin, cinquièmement, il faut faire la part des choses et ne pas faire porter l'entière responsabilité à l'agglo ! »

14 DECEMBRE 2018

EPIEDS

Assemblée générale du Comité des fêtes

La présidente a présenté le bilan 2018 qui est très satisfaisant
Deux personnes démissionnent au sein du bureau mais trois nouvelles se présentent
Le nouveau bureau sera élu ultérieurement
Le programme 2019 a été présenté
2 février, loto
28 avril, course de vélo, randonnée le matin, vide-greniers et marché des producteurs
4 août, course de baignoires sur l'étang avec le sosie de Mike Brant et marché des producteurs
16 novembre, repas dansant
Un rallye pédestre avec énigmes sera réalisé mais la date n'est pas fixée
L'ouverture de l'étang à Pâques sera gérée par la municipalité
Une précision: la matériel ne sera prêté dorénavant qu'à l'association des parents d'élèves

SAINT MACAIRE DU BOIS

Plantation d'arbres

Le samedi 8 décembre et comme chaque année la commission environnement de la municipalité a effectué la plantation d'arbres sur le terrain de loisirs et autour de la salle des fêtes
Cette opération consiste à planter un arbre pour chaque naissance enregistrée sur la commune du 1er décembre au 30 novembre et ce depuis 2003
Ainsi cette année ont été plantés, trois chênes rouges d'Amérique, deux pommiers, un cerisier à fleurs et un érable panaché représentant 7 naissances
C'est une très belle initiative pour préserver la biodiversité

Restauration



La rénovation de l'autel extérieur est très réussie

La petite commune vient de ravaler la façade de la mairie, de l'école et de l'autel extérieur de l'église avec succès
Elle vient de décider la restauration du pignon nord-est de l'église pour redonner à l'ensemble un aspect cohérent
C'est l'Aspire qui a été choisi
Les travaux vont durer deux mois



La restauration du pignon

Le mur est complétement piqueté sur 90 m2
Cinq personnes travaillent sur cette restauration



Un tailleur de pierre de l'Aspire en plein travail

LE PUY NOTRE DAME



Le père Noël de la boulangerie

La Boulangerie

Le village a la chance d’avoir une boulangerie-pâtisserie de très bonne qualité chez Monsieur et Madame Petel", installés dans la commune il y a plus de vingt ans
Le magasin vient d’être réaménagé pour le bienfait de ses habitants, sans oublier le père Noël qui vous accueille actuellement
Et puis si vous avez l’occasion de découvrir les baguettes traditions et la tarte vigneronne, je ne vous fais pas de dessin, c'est un vrai délice



Et pour Noël les chocolats maison...hum!!!

N'hésitez pas à entrer dans le magasin, le sourire de Sylvia est assuré



Le nouveau présentoir

AGGLOMERATION DE SAUMUR

Budget

« Avec tous budgets cumulés un montant de 120 millions d’euros inscrits au budget primitif 2019, notre volonté est de maîtriser les dépenses, notamment sur le budget principal.
Mais aussi de calculer nos recettes avec un taux de progression raisonnable tout en mettant des moyens conséquents pour le développement économique » a introduit le président Marchand en session.
« Et c’est oublier que nous avons des budgets annexes conséquents, notamment en matière de déchets (près de 10 millions en 2019).
Dans le détail, le budget primitif (et ses annexes) pour l'exercice 2019 de Saumur Val de Loire s'élève à 79,8 millions d'euros en fonctionnement et 40 millions en investissements.
Si l'on décortique en matière de dépenses, ce sont 42,6 millions d'euros inscrits au budget principal en fonctionnement et 17,7 millions en investissements.
Concernant les budgets annexes (ceux qui génèrent des recettes propres), ce sont, toujours en dépenses :
- Collecte et traitement des déchets : 10,9 millions en fonctionnement et 0,6 million en investissement soit au global 11,5 millions d'euros
- Transports : 10,3 millions en fonctionnement et 0,5 million en investissement, soit au global 10,8 millions d'euros
- Lotissements – Zones d'activités : 1,7 million en fonctionnement et 1,3 million en investissements, soit au global 3 millions d'euros
- ORAC (Opérations de Revitalisation de l'Artisanat et du Commerce) : 0,05 million en fonctionnement et 0,05 million en investissement soit au global 0,1 million d'euros
- Eau potable : 7,6 millions en fonctionnement et 6,2 millions en investissements, soit au global 13,8 millions d'euros
- Assainissement : 5,9 millions en fonctionnement et 13,3 millions en investissement, soit au global 19,2 millions d'euros
- SPANC (Service Public d'Assainissement Non Collectif) : 0,2 million en fonctionnement et 0,005 million en investissement), soit au global 0,205 million d'euros
- Eaux pluviales : 0,5 million en fonctionnement et 0,2 million en investissement, soit au global 0,7 million d'euros.

Une hausse des dépenses en matière de développement économique

En matière de développement économique, le budget dépenses d'investissement est en hausse, à 1.3 million.
Une explication simple : l'Agglo saumuroise a décidé de prendre désormais à sa charge l'aménagement de la zone de Méron, confiée jusqu'alors à la société ALTER.
« Nous en avons décidé ainsi, car cette zone génère d'importants travaux (850 000 euros), notamment en matière de voirie ou encore d'assainissement.
Or, jusqu'à présent nous financions les travaux et la livrions à la société ALTER (ancienne SODEMEL), toute cuite, afin qu'elle la commercialise.
Désormais, nous avons décidé de passer en direct », explique Jean-Michel Marchand.
« Par ailleurs, il ne faut pas oublier que l'agglo a récupéré, depuis son extension et au titre de sa compétence économique, toutes les zones artisanales des communes nouvellement intégrées à la grande agglo ».

Pas de hausse des impôts, hausse de la ligne transports, baisse de la dette

En matière de fiscalité, on note une augmentation de 1,5% des dépenses, mais sans pression fiscale supplémentaire sur les ménages.
Ainsi, pour équilibrer le budget, recours a été fait à l'emprunt.
En matière de transports, on note une forte progression du budget.
Une raison simple qui sera compensée ultérieurement : Désormais les transports ne sont plus de compétence départementale, mais régionale.
Or à l'heure où le budget primitif a été élaboré, la convention entre le département et la région n'a pas encore été signée.
« En attendant que la région nous reverse environ 50 000 euros, on a préféré provisionner », explique le président Marchand.
Enfin concernant la dette : « Preuve en est, s'il y avait besoin de prouver que nous avons fait du bon travail, elle baisse de 2 millions d'euros au titre du budget principal et de 3,7 millions sur l'ensemble des budgets ». Elle s'élève au 1er janvier 2019 à 44,134 millions d'euros, avec un temps de désendettement de 4 années, amenant une annuité de 5,234 millions d'euros.
Elle est ainsi ramenée aujourd'hui à 192 euros par habitant, ce qui est nettement inférieur aux agglomérations de la même strate de population.

Unanimité

Au final le budget principal du budget primitif 2019, en fonctionnement et investissement a été voté à l’unanimité.
Idem pour les budgets annexes.
Le président Marchand a remercié les élus du travail effectué pour dans l’élaboration de ce budget « qui permet de continuer à investir et à tendre vers l’excellence en matière de service aux habitants sur l'ensemble du territoire. »