LE PUY NOTRE DAME

DEUX PONOTS CELEBRES

Pierre Quétineau

Général républicain de l'armée des côtes de La Rochelle lors de la guerre de Vendée , mort guillotiné le 16 mars 1794 à Paris, est né le 25 août 1756 au Puy-Notre-Dame
Il entre en service le 4 juillet 1772, comme soldat au régiment de Champagne-infanterie, et il obtient son congé le 4 juillet 1781.
Il est élu le 6 octobre 1791, capitaine des grenadiers lors de la création du 1er bataillon des volontaires des Deux-Sèvres.
En 1792, il est attaché à l’état-major de l’armée du Nord, à la demande de Dumouriez, général des armées de la République.
Nommé général de brigade en mars 1793, commandant en Vendée, au moment du soulèvement de 1793 ; il est battu par La Rochejaquelein le 13 avril à la bataille des Aubiers.
Attaqué par des forces supérieures dans la ville de Bressuire dont les murs tombaient en ruine, il fait retraite sur Thouars ; le 5 mai les Vendéens prennent la ville d'assaut lors de la bataille de Thouars. Le général Quétineau capitule avec 3 000 hommes.

Remis en liberté avec ses soldats contre le serment de ne plus combattre les royalistes, il regagne Saumur où il est accusé de trahison et mis aux arrêts.
Cependant, le 9 juin, Saumur est prise à son tour par l'armée catholique et royale lors de la bataille de Saumur. Délivré par les Vendéens, Quétineau refuse cependant la proposition des généraux royalistes de rejoindre leur cause.
En vain les généraux lui démontrèrent que la Convention ne lui pardonnerait pas sa défaite, en vain ils essayèrent de le retenir ; Pierre Quétineau remis en liberté est de nouveau arrêté.
Il est jugé par le Tribunal révolutionnaire, condamné à mort et guillotiné le 16 mars 1794. Il avait épousé Jeanne Robert Latreille qui comparut au procès de Jacques René Hébert et des Hébertistes, elle aussi guillotinée en 1794.

Le père Epagneul

Né le 21 juillet 1904 au Puy-Notre-Dame (Maine-et-Loire), mort le 8 octobre 1997 à Paris (XVIe arr.)
prêtre du diocèse de Paris (1930-1935), dominicain, fondateur des Frères missionnaires des campagnes (1943).
Dans "Semailles en Terre de France", le Père Épagneul évoque son enfance et son cheminement avant 1943 :
"... En Anjou, le Puy Notre-Dame... J’y suis né dans une maison voisine de l’église...
Mon père exerçait un commerce de quincaillerie, auquel il avait ajouté quelques autres activités qui n’étaient pas sans rapport avec la richesse du Puy Notre-Dame comme d’une partie de l’Anjou : le vin."
Vu sur Wikipédia
Fils de petits commerçants qui exploitaient aussi un vignoble dans la vallée du Layon, Michel Épagneul grandit entre un père athée et une mère profondément chrétienne.
À l’issue de ses études faites à l’institution Saint-Louis de Saumur, à Saint-Maurille d’Angers et au collège Grand-Lebrun des Marianistes de Bordeaux-Caudéran (Gironde), il voulut s’orienter vers la prêtrise.
Mais, son père, contrarié par sa vocation, lui demanda de faire d’abord son service militaire.
Il entra donc deux ans plus tard (1925) au séminaire de Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux (Seine, Hauts-de-Seine) et fut ordonné prêtre en 1930 pour le diocèse de Paris. Il accepta la proposition de son archevêque, le cardinal Verdier, qui l’envoya comme économe et professeur au séminaire des vocations tardives de Saint-Jean-les-Deux-Jumeaux (Seine-et-Marne). Il n’y resta que cinq ans car, désirant depuis longtemps être religieux, il rejoignit en 1935 le noviciat des Frères prêcheurs à Amiens, puis, l’année suivante, le couvent du Saulchoir en Belgique pour poursuivre ses études qu’il termina en 1939. Assigné au couvent d’Étiolles (Seine-et-Oise, Essonne), il devait faire partie d’une équipe de pères destinés à l’apostolat rural lorsqu’il fut mobilisé et consigné successivement en Gironde, dans la Drôme, puis à la citadelle de Bonifacio en Corse. Ayant regagné son couvent après sa démobilisation, il s’engagea à lutter contre la déchristianisation qu’il avait découverte entre 1930 et 1935 dans le diocèse de Meaux.
Michel Épagneul fit ses premières missions dans des petits villages de la plaine de Meaux. Ce travail missionnaire, qui exigeait des contacts personnels et suivis avec les curés locaux et des méthodes d’apostolat nouvelles comme des conférences dans des cafés ou le recours au cinéma, à la presse ou encore la constitution de groupes d’Action catholique spécialisée, demandait de savoir gagner la confiance des ruraux et de multiplier les rencontres. Ce fut dans cette perspective qu’il accepta, en février 1942, d’assumer les fonctions d’aumônier diocésain de la Jeunesse agricole catholique (JAC) pour renforcer les liens qu’il avait créés et en structurer d’autres.
Pendant trois ans, le père Épagneul plaça ses espoirs de renouveau missionnaire dans une implication conséquente de l’Ordre des Prêcheurs. Il obtint, à partir d’octobre 1941, d’être secondé par Jean Maurice* qu’il entraîna rapidement sur le terrain pour l’initier aux différents aspects de l’apostolat rural en puisant dans le vivier des « frères étudiants » du Saulchoir pour se faire aider. Ces frères « astreints au service rural » durant leurs vacances travaillaient, dans la perspective d’un témoignage de présence, dans les fermes, animaient des réunions, des messes ou des séances de catéchisme. Malgré tout, ces efforts lui semblèrent très en deçà de la tâche à accomplir.

Devant les difficultés à obtenir de l’Ordre du renfort pour mener son apostolat, il conçut, au cours d’une retraite qu’il fit en janvier 1943, le projet de fonder un institut missionnaire destiné aux campagnes déchristianisées et qu’il appellerait les Frères missionnaires des campagnes (FMC). La congrégation fut officiellement fondée le 3 octobre 1943 et implanta son premier prieuré à La Houssaye-en-Brie (Seine-et-Marne). Michel Épagneul en fut le prieur et dut assurer avec ses FMC la charge des paroisses de La Houssaye (le père Épagneul en devint le curé, le 28 avril 1944), de Crèvecœur et des Chapelles-Bourbon.

La nouvelle fondation prit son essor, notamment en encourageant une présidente nationale de la JACF, Ghislaine Aubé, qui sera « la première sœur missionnaire des campagnes » (décision prise en février 1944), à créer la branche féminine des FMC. Les FMC et leurs auxiliaires, les Sœurs des campagnes, virent leurs effectifs augmenter rapidement. Les FMC étaient 50 en 1947, 60 en 1949 (deux tiers de Frères prêtres, un tiers de Frères auxiliaires), 121 en 1959 et 135 en 1962 répartis en onze prieurés.

Leur mission consistait à vivre dans des prieurés considérés comme de solides ancrages dans des secteurs à partir desquels les FMC pouvaient mener leur apostolat rural. Chargés de plusieurs paroisses, ils exerçaient toutes formes d’apostolat complémentaires de la charge paroissiale, assuraient diverses prédications, animaient des aumôneries d’Action catholique rurale, etc. Tous les Frères travaillaient manuellement. Le travail était pensé comme une valeur apostolique car il facilitait les contacts, il s’agissait de « faire corps avec le monde rural » et d’affirmer un apostolat de présence selon le temps dont les Frères disposaient, les besoins du prieuré, les exigences de l’entraide au village et de l’Action catholique.

Si le projet de Michel Épagneul était avant tout religieux, il reposait néanmoins sur une conception du social qui se refusait à analyser le monde rural comme un espace dont la marginalisation serait inéluctable. Il contribua, par l’insertion de sa fondation, à maintenir une animation sociale et religieuse de certaines campagnes françaises menacées de désertification. Il s’efforça de créer des solidarités à l’échelle des communautés villageoises sans forcément recourir aux organisations syndicales, à la différence d’autres missionnaires comme les prêtres-ouvriers qui choisirent d’être au cœur des aspirations du mouvement ouvrier.

En 1961, l’élection d’un nouveau prieur, Léon Taverdet, marqua une nouvelle étape dans la vie de Michel Épagneul. Il quitta La Houssaye-en-Brie d’abord pour le presbytère, puis le prieuré Notre-Dame de Bethléem des Sœurs des campagnes à Lombreuil (Loiret). En 1981, il se retira dans un petit prieuré destiné aux frères âgés à Luzillé (Indre-et-Loire), mais sa santé s’altérant, il fut pris en charge par les Petites sœurs des pauvres jusqu’à sa mort.



La tombe du Père Epagneul au cimetière communal
Au bout et à gauche de la première allée en entrant

La rue de la Collégiale

J'ai eu l'occasion de rencontrer hier Monsieur Desnouhes, notre ancien épicier, qui demeure toujours rue de la Collégiale
Vice doyen en âge de la commune, il a bon pied, bon œil et la tête n'a pas du tout vieilli
Passionné de généalogie pour laquelle il recherche des heures entières sur son ordinateur, il est sans aucun doute une mémoire vivante de la commune
En lisant sur mon blog l'article sur les commerçants de la rue de la Collégiale, il a tenu à me donner des précisions qui m'ont permis de compléter par quelques oublis que j'ignorais
J'ai donc complété mes quelques lignes dont je vous donne connaissance
Merci à Monsieur Desnouhes et gardons le le plus longtemps possible afin qu'il puisse nous livrer pendant de longues années encore de nombreux renseignements dont lui seul a le secret



Une superbe photo historique

Un document exceptionnel que je croyais avoir perdu
Je l'ai retrouvé, mêlé dans un dossier
Il s'agit de la rue de la Collégiale, non goudronnée
On retrouve les glycines qui confirment que cette fleur était bien plantée à l'époque dans toutes les rues
Une remorque agricole devant la maison de Monsieur Moreau
Dans cette rue, on comptait après la guerre en descendant de l'église sur le côté droit:
Un garagiste (Monsieur Poiraud), à l'emplacement de l'ancienne poste où exerce le médecin, la boucherie de Monsieur et Madame Amand Chiron, la boulangerie de Monsieur et Madame Lemonnier, un tailleur, Monsieur Soulard à l'emplacement de la maison abattue, un forgeron Monsieur Gautier, (maison Corvez, photographe ensuite), un boulanger Monsieur Janvier. Monsieur Desvignes lui succédera avant de lui-même céder à Emmanuel Brosseau pendant trois ans. Cette boulangerie sera rachetée par trois boulangers Messieurs Georget et Lemeunier du Puy Notre Dame et Raymond Couaillier du Vaudelnay à condition que le four soit détruit pour supprimer une concurrence
En continuant un menuisier (Monsieur Levot), où se trouve le mur du parking, une épicerie (Monsieur Cady et ensuite Monsieur Desnouhes), une seconde épicerie (Madame Pouponneau), une troisième épicerie (Monsieur Guillou) et un garagiste (Monsieur Mary, puis Mr Poirier) en face du bar les Variétés
Côté gauche un notaire (Monsieur Monnier), une banque et à la place de Monsieur Lhommeau, une couturière/coiffeuse, Madame Ida Fardeau .
Quand Madame Ida Fardeau née Lamoureux s'arrêta, Monsieur Capel commencera sa cordonnerie avant de se transférer rue Notre Dame
Pour terminer le bar de Madame Legout (Le Variété aujourd'hui)
Le parking du Prieuré n'existait pas
Il a été réalisé avec le mur en moellon et la plaque "Parking du Prieuré" en 1991 par Eric Deschamps
Il existait alors une cour commune (avec une couturière Madame Cantet) et de nombreuses maisons aujourd'hui abattues
On accédait par un porche (photo du dessous) qui a été remonté et restauré au Domaine du Moulin Biguet

Pour compléter les commerçants de ce quartier, en prolongeant rue Saint Denis, on trouvait le bourrelier Monsieur Bourdin et l'épicerie de Madame Michelet
A l'angle de la rue des Ducs d'Aquitaine et de la rue du Parc existait la menuiserie de Monsieur Gasté dont la fille Alice officiait sur l'harmonium de l'église
Cette menuiserie fut vendue à Georges Houet et a été remplacée en partie par le Crédit Agricole



Une anecdote :

Bernard Poiraud, le garagiste, avait une Peugeot 203 immatriculée 1 A 49