L'HISTOIRE DU PUY NOTRE DAME
en suivant les délibérations du Conseil Municipal sous les mandats de Louis Boucher

Année 1900

Savez vous que sur les 32 maires du Puy Notre Dame, le 24ème, Louis Boucher, a dirigé la commune du 23 mai 1900 au 20 septembre 1940 soit pendant 40 ans.
C'est certainement un record de longévité.
En feuilletant les délibérations de la première année en 1900, je me suis aperçu que la lecture et les décisions prises étaient surprenantes
C'est pourquoi j'ai décidé de vous en faire profiter et de vous donner un aperçu de tous ses mandats
Nous découvrirons ainsi beaucoup d'éléments sur l'évolution de notre cité lors de cette première moitié du 20ème siècle
Qui se souvient de lui ?
Né au Vaudelnay, le 16 décembre 1853, il sera donc élu maire à 47 ans et gérera la commune pendant 40 années pratiquement jusqu'à son décès à 87 ans.
Il arrêtera ses mandats le 20 septembre 1940 soit deux mois avant son décès au Puy Notre Dame, le 22 novembre 1940.
Il était propriétaire de la mairie actuelle et sa petite fille Madame Chevalier née Le Maitre de Chancelee héritera du bâtiment qui sera vendu à la mairie du Puy Notre Dame, le 6 janvier 1988.

Les élections municipales

Elles ont eu lieu les 6 et 13 mai de cette même année
Monsieur Bourreau, le maire précédent, avait alors convoqué les conseillers élus à une réunion pour procéder à l'installation du Conseil Municipal, le 20 mai 1900
Etaient présents les récents élus: Messieurs Boibieux Jean, Boucher.Guyard Louis, Robin.Coutant, Jouan Civrais, Gauron Charles, Hardouin Jules, Biard Louis, Esnault Eugène, Musset. Joulain.
Absents : Mrs Maudoux. Pasquier, Boureau. Charpentier, Beauron.
Le conseil devait donc être composé de 12 conseillers municipaux.%% Il est à remarquer que pour élire un maire il faut aujourd'hui que le conseil soit au complet alors qu'il y avait déjà 3 absents.
Le plus ancien a présidé le vote en l'occurrence Monsieur Gauron.
Les résultats ont donné :
Monsieur Boucher Louis 8 voix, Monsieur Boibieux 1 voix.
Le nouvel édile venait d'être élu maire et ni lui, ni les habitants de la commune, n'allaient se douter qu'ils venaient d'élire un homme qui serait pour 40 ans à la tête de leur cité.
Monsieur Robin sera ensuite élu adjoint.

La seconde réunion eut lieu un mois après soit le 3 juin 1900

Il s'agissait de nommer deux conseillers comme délégués à l'Hospice qui se trouvait place de la Paleine, à l'Hôtel de la Providence.
La chapelle rénovée, il y a une vingtaine d'années par le propriétaire, la famille Lepidi, existe toujours.
Messieurs Boibieux et Robin seront élus responsables.
Immédiatement après on découvre un problème important présenté par le Maire qui expose au Conseil :
"Qu'il est regrettable que depuis quatre ans la commune du Puy Notre Dame soit privée d'un corps de sapeurs pompiers régulièrement constitué sur la commune ,
qu'il serait urgent que la subdivision qui existait autrefois fut réorganisée, attendu que la Commune a toujours à sa disposition des vêtements et une pompe en bon état"
Ce fut le premier problème de cette jeune municipalité
A part cela beaucoup d'affaires courantes seront évoquées dont les principales concernent des alignements de rue, des créations de caniveaux et entretien de chemins vicinaux
Ce sera le plus gros des affaires du Conseil pendant toutes ces années
VENDREDI 8 JANVIER 2021

LE PUY NOTRE DAME

Historique

Episode 10 - Années 1914 à 1919

Pendant la guerre 1914/1918, il n'y aura pas beaucoup de réunions importantes chaque année.
Pendant l'année 1914, j'ai retenu deux décisions intéressantes.
La première lors de la réunion de mai 1914, le conseil décide de confier à la société Martineau, concessionnaire de l'éclairage sur la commune, l'électrification des bâtiments publics ainsi que la voirie communale.
C'est donc le début de l'électrification qui est arrivée en France vers les années 1905/191O.

Ambulances

La seconde d'août 1914 est la décision d'acheter une ambulance militaire et de l'attribuer à l'hôpital de la Providence .
On s'aperçoit d'ailleurs qu'il y avait deux ambulances, celle dont on vient de parler gérée par l'hôpital communal et une seconde à l'école libre des filles sous la responsabilité du curé.
En octobre 1914, le conseil municipal votera d'ailleurs une subvention de 100 francs pour chacune de ces ambulances

Usine électrique

Au cours de l'année 1915, le conseil municipal expose au Préfet que depuis le début des hostilités, l'usine électrique est fermée, le personnel technique ayant été mobilisé et les habitants sont privés de l'éclairage public ou privé.
Il indique qu'il y aurait intérêt à ce que la vie économique , sans compromettre la défense nationale, soit aussi peu entravée que possible par suite de l'état de guerre.
Les élus demandent donc la réouverture de l'usine électrique.

Fontaine de Cix

En parcourant les livres de délibérations, j'ai découvert une maquette parfaitement bien dessinée.
Je suppose qu'il s'agissait d'un projet de rénovation du petit toit de la fontaine de Cix.
Je vous donne connaissance de la photo que j'ai prise.



Rationnement du pain

En 1917, le conseil municipal était vraiment au ralenti.
Le 17 mars 1918 les responsables communaux se penchent sur un rationnement de pain en raison des hostilités.
Monsieur Boucher, le maire, indique que, d'après une récente circulaire de l'office départemental des céréales, il est attribué aux boulangers une quantité de farine nécessaire à la nourriture des habitants de façon à pouvoir attribuer à chacun une moyenne de 400 grammes de pain par jour.
En conclusion le conseil appelle l'attention de l'office que les travailleurs agricoles ont fait des efforts pour diminuer leur consommation de leur principal aliment
De leur propre gré, ils ont remplacé le pain par des pommes de terre, des haricots mais cela n'est possible lorsqu'ils travaillent à l'extérieur et le conseil précise qu'il est impossible d'abaisser leur rationnement de 400 grammes de pain à cette saison. Le conseil est très précis :
"Le travail commence avec le jour et finit avec lui, il sera de 18 heures à partir du mois de mai et jusqu'en août, il leur faut alors faire au moins 4 repas copieux. Peuvent ils ne consommer que 100 grammes de pain à chaque repas?"
Les temps ont bien changé mais sans doute force t'on moins physiquement!
Finalement le conseil municipal demande à l'office départemental d'attribuer aux travailleurs agricoles une ration supplémentaire de pain d'au moins 350 grammes par jour.
Il émet le voeu qu'il soit tenu compte dans le rationnement du pain de la situation sociale de chaque famille, le riche pouvant facilement remplacer le pain par des aliments que la situation de fortune du travailleur ne lui permet pas de se procurer.

Réorganisation de la police municipale

C'est un projet de réforme du Ministère de l'intérieur qui provoque la délibération du 23 février 1919
En effet les élus s'opposent à la suppression du garde champêtre, seule police des campagnes, pour le remplacer par une police cantonale dont les agents résideraient au chef lieu
Il est indiqué que ces personnes ne connaîtraient pas les propriétaires privés des communes les plus éloignées du centre et ne seraient d'aucune utilité pour la répression du maraudage.
Dans ces communes la création des brigades d'agents ruraux serait un supplément de dépenses car la conservation des gardes champêtres s'imposerait

Elections municipales du 30 Novembre 1919

Les nouvelles élections municipales ont eu lieu et le nouveau conseil sera installé le 10 décembre 1919.
Il est à noter que les élections ont été suspendues pendant la guerre et que le dernier mandat aura duré 7 années
Avaient été élus:
Mrs Boucher, Biard, Pesnault, Boutin, Mithoir, Poirier, Musset, Robin, Panneau, Jousselin, Chicoteau, Girault, Profit, Dufresne, Bourreau
soit 15 conseillers .
Monsieur Louis Boucher , sans surprise est réélu maire pour son 4ème mandat avec 14 voix sur 15 et Monsieur Biard 1 voix.
Pour l'adjoint Monsieur Georges Robin est réélu avec 12 voix et Monsieur Mihoir 2 voix et Monsieur Boutin Fortin 1 voix.
Monsieur Louis Boucher sera en 1920 pour sa vingtième année à la tête du Conseil Municipal
Personne ne peut se douter à ce moment là qu'il fera encore une seconde vingtaine d'années supplémentaires
Il faut dire qu'il dirige un conseil qu'il connaît bien car depuis 1900 il a autour de lui 5 conseillers fidèles , toujours réélus Mres Robin, Biard Esnault, Musset et Bourreau

(à suivre année 1920)
Les premiers épisodes sont à voir au 13 décembre 2020 dans ce blog

Le budget total de l'année 1900 est de 21.739 francs !
On croit rêver !
Le budget de l'Hospice est de 7.519 francs . Il s'agit bien entendu d'anciens francs.
Le conseil a également pris connaissance du budget de la fabrique d'un montant de 2.805 francs.
La fabrique dépendait de la paroisse et son conseil était composé de quatre délégués qui se réunissaient quatre fois par an.
Ils s'occupaient des locations de bancs , chaises de l'église et de l'entretien du mobilier.
La fabrique avait l'obligation de fournir chaque année son budget au Conseil Municipal.
Les réunions de Conseil municipal ont continué à se dérouler normalement.
Néanmoins deux décisions ont attiré mon attention car elles ne pourraient s'appliquer aujourd'hui.
Une première où il est voté une somme de 40 francs pour récompenser 8 élèves qui ont obtenu leur certificat d'études primaires, un examen qui n'existe plus.
Une seconde où il s'agit de nommer Monsieur Thimoléon Goujon comme préposé pour la bascule publique et effectuer les pesées payantes des remorques et des récoltes.
Cette bascule se trouvait place de la Paleine exactement à l'emplacement de l'arrêt des cars.
Beaucoup d'anciens dont je fais parti ont connu ce petit bâtiment et l'emplacement de la plate forme où se posaient les véhicules pour la pesée.
Pendant ce temps le maire avait travaillé et solutionné l'absence des pompiers.
En effet on apprend dans une délibération de juillet que des dépenses seraient envisagées pour l'habillement des sapeurs.
Le président de la République avait signé un décret pour réorganiser le corps le 14 juillet 1900.
L'année avançait et un problème important allait tracasser les nouveaux élus.
L'administration préfectorale avait à plusieurs reprises mis la commune en demeure de construire une nouvelle école de filles, en raison de la défectuosité de celle actuelle au point de vue hygiénique.
La préfecture avait annoncé qu'elle ne tolérerait aucun délai supplémentaire. Le maire lors d'une réunion du 25 septembre 1900 a donné connaissance d'une délibération de l'Hospice dans laquelle celle-ci accepte de vendre à la commune une portion du jardin de l'Hospice situé à l'angle de la route de la Gare (la route de Brossay actuelle) et de la place de la Paleine pour construire la fameuse école.
Le choix de ce terrain par la commune semblait impératif car le maire précisait qu'il convenait à la construction et qu'il était impossible d'en trouver un autre mieux placé.
Un petit problème seulement car il fallait l'accord de l'inspecteur primaire. C'était donc une affaire à suivre
Une dernière réunion a suivi le 4 novembre 1900
Il fallait donner un avis pour le changement de la date de la foire de Thouars. Le conseil a accepté que cette manifestation du premier jeudi de mars soit transférée au troisième vendredi du même mois.

Année 1901

La nouvelle équipe élue en 1900 avait pris son roulement et il y eut plusieurs réunions en cette année 1901.
A part les affaires courantes habituelles, deux gros dossiers allaient préoccuper le conseil municipal.
La nouvelle école des filles dont le sujet avait été évoqué l'année précédente et un nouveau problème qui allait concerner la gare du Puy/Vaudelnay.

L'école des filles



L'école des filles, rue de la mairie, a conservé son nom sur son fronton

Le maire avait proposé un terrain près de l'hospice au cours d'une précédente réunion mais ce dernier a fait l'objet de vives critiques de la part de l'inspecteur primaire.
Cependant une acceptation de l'administration préfectorale avait été obtenue à défaut d'un terrain plus convenable.
Après cette réunion le conseil a eu l'occasion de trouver une parcelle mieux située au lieudit « Les Quints » qui a satisfait et obtenu l'acceptation de la Préfecture de Maine et Loire.
Des plans dressés par Monsieur Roux, architecte de Doué la Fontaine, ont été acceptés par le Conseil Municipal sur la base suivante :
Achat du terrain : 3.450 Francs et les constructions pour 24.680 Francs soit un total de 28,130 Francs.
Le projet était décidé et on est passé à la réalisation.

La gare du Vaudelnay / Puy Notre Dame



Les vestiges de la gare actuellement

Second problème
Le maire indique au conseil que de nombreuses plaintes lui sont parvenues au sujet de l'insuffisance du personnel de la gare.
Les commerçants se plaignent d'être dans l'obligation de manoeuvrer les wagons soit à l'arrière, soit au départ,
Ce travail où l'attente prolongée des wagons est très préjudiciable au commerce du Puy Notre Dame et des autres communes desservies par cette gare.
Le conseil indique que l'insuffisance de la gare ne fera que s'accentuer davantage d'ici quelques années pour le développement du vignoble qui entraîne un commerce considérable de vin et de matériel de culture, pieux, échalas, futailles etc... et que le commerce de tuffeau et son transport par chemin de fer est loin de péricliter.
Le conseil sollicite auprès de la compagnie des chemins de fer de l'Etat une personne et une voie supplémentaire.



La halle en bois, visible encore route de Brossay

Les élus précisent que le terrain nécessaire à cet aménagement serait pris dans la cour de la gare et la compagnie de chemin de fer n'aura aucune acquisition à faire.
De cette façon les wagons, chargés à l'arrivée, seraient immédiatement conduits sur la voie de débord et seraient à la disposition des destinataires.
Ainsi au fur et à mesure de leur libération, ils seraient placés sur la voie de la halle pour être mis en chargement en passant par les plaques et la voie perpendiculaire.
Cette proposition a été faite à la compagnie.



Le croquis d'aménagement figure sur le livre des délibérations

Année 1902

Reprenons les décisions qui ont ponctué la fin de l'année 1901.
A la réunion du 7 juillet, le conseil prolonge d'une année le bail de 10 ans de l'immeuble appartenant à l'hospice et qui servait d'école de filles et ce, en attendant la nouvelle construction décidée sur les Quints.
C'est donc bien la confirmation que la nouvelle école est celle située rue de la mairie actuelle dont vous avez vu la photo dans l'épisode 2.
On apprend également à la réunion du 1er décembre 1901 le vote d'une somme de 5321,25 francs pour réparer la toiture de l'église suite à une tempête du 13 février 1900.
7 réunions auront lieu en 1902.
Aucune décision importante n'est votée.
Les dossiers concernent de la gestion courante (chemins, vicinaux, budget global ainsi que ceux de l'hospice et de la fabrique).
On note néanmoins que l'achèvement des travaux de l'école des filles est fixé au 15 septembre 1903 et que l'achat d'une nouvelle pompe à incendie s'avère nécessaire.

La gare du Vaudelnay / Puy Notre Dame

En février 1902 le dossier de la gare va faire parler non pas sur le nouveau quai toujours en attente mais sur sa dénomination.
Un premier problème se fait jour car des colis restent souvent en attente à la gare alors qu'ils sont destinés à la petite gare de Chavannes.
Pour éviter cette confusion les habitants demandent aux chemins de fer de donner le nom de gare de Chavannes, différent de la gare principale.

Année 1903

Un second problème plus épineux
Le maire expose qu'à différentes reprises des habitants et commerçants du Puy Notre Dame l'ont informé qu'une plainte avait été formulée auprès de l'administration des Chemins de Fer dans le but de changer la dénomination de la station « Vaudelnay/Puy Notre Dame » (ligne Angers/Poitiers) en celle de station du « Vaudelnay »
Le conseil municipal proteste fortement contre ce changement et les arguments fusent
Je cite :
« En effet si cette station se trouve sur le territoire de la commune du Vaudelnay, elle est située à égale distance des deux agglomérations : Le Puy Notre Dame et le Vaudelnay.
De plus la commune du Puy Notre Dame a contribué à établir le chemin d'intérêt commun sur le territoire même de la commune du Vaudelnay et reliant les communes du Puy Notre Dame, Saint Macaire du Bois, Nueil et Bouillé Loretz à la station du Vaudelnay-Puy Notre Dame.
Enfin et surtout Le Puy Notre Dame assure à lui seul plus de la moitié du trafic qui se fait à la station du Vaudelnay-Puy Notre Dame et il donne la plus grande partie des voyageurs. Si le nom de cette station crée une confusion avec celle du Puy Notre Dame sur les tramways départementaux des Deux-Sèvres(Bressuire à Montreuil Bellay), cette confusion est sur le point de cesser car sur la demande réitérée du conseil municipal du Puy Notre Dame, l'administration de cette compagnie va incessament changer la dénomination de la station du Puy Notre Dame en celle de »station de Chavannes »
Ces petites luttes démontrent l'importance du train et du commerce réalisé tant pour les habitants que pour les marchandises transportées, surtout viticoles.
Par contre on s'aperçoit également de la lenteur de l'administration car les réponses à ces questions n'ont pas été solutionnées depuis 1901.

Années 1904/1905/1906

Un mandat s'écoule très vite.
En 6 ans vous n'avez pas le temps de réaliser de grosses opérations.
Alors en quatre années, c'est pire et c'est que j'ai découvert et que j'ignorais.
Entre 1900 et 1929 les mandats municipaux étaient de quatre ans.
La loi du 10 avril 1929 a porté de 4 à 6 ans la durée du mandat des conseillers municipaux et donc des maires

On a parlé de la construction de l'école des filles par nécessité.
C'est bien la seule grosse opération avec des réparations sur l'inévitable toiture de l'église qui ont été faites par Monsieur Boucher pendant ces quatre années.
C'est d'ailleurs en mai 1904 qu'on annonce l'achèvement des travaux et le chiffre du bâtiment scolaire des filles.
Comme à notre époque, les prévisions sont dépassées et le coût définitif, achat de terrain compris, représente une somme de 31.072,99 francs.
De nouvelles élections municipales ont lieu le 1er mai et le nouveau conseil sera installé le 15 mai 1904.
Ont été élus: Mrs Boucher, Robin, Biard, Bauron, Lucazeau, Esnault, Musset, Hardouin, Jouan, Fortin, Turpault Ecot soit 12 conseillers.
8 sont repartis sur la nouvelle liste, 4 arrêtent (Boibieux, Maudoux, Boureau et Beauron) et quatre nouveaux font leur entrée (Lucazeau, Fortin, Turpault et Ecot)
Il n'y aura pas de surprise pour l'élection du maire Monsieur Boucher qui se représente pour un deuxième mandat et qui obtiendra 11 voix sur 12, Monsieur Robin 1 voix.
Pour l'adjoint, Monsieur Jouan est élu avec également 11 voix et Monsieur Bauron 1.
Pendant ce mandat on a l'impression que le conseil se contente de gérer.
Aucun projet n'est décidé.

Demande d'arrêt à la gare

Les seules complications proviennent comme les années passées de la gare.
A la première réunion post électorale le maire indique au conseil que :
Je cite :
« l'express du soir partant d'Angers à 8 h 14 et arrivant à Poitiers à 10 h 59 ne s'arrête pas à la station du Vaudelnay-Puy Notre Dame et cela au grand détriment des commerçants du Puy Notre Dame.
Le Conseil municipal considérant que le Puy Notre Dame a un commerce actif, qu'un grand nombre d'habitants se rendent régulièrement à Angers chaque semaine mais qu'ils sont obligés de quitter cette ville de trop bonne heure et souvent avant que leurs affaires soient complètement terminées pour rentrer par le train mixte partant à 5 h 46 et n'arrivant qu'à 8 h 28 à la station du Vaudelnay-Puy Notre Dame (après un parcours d'environ 50 kms en près de 3 heures)
Considérant en outre que l'express du soir part d'Angers à 8 h 14, arrive à Montreuil Bellay à 9 h 43 où il doit assurer la correspondance pour le train omnibus et l'express allant vers Saumur :
le premier à 10 heures et le second à 10 h 49
Que Le Vaudelnay-Puy Notre Dame est la dernière station avant Montreuil Bellay et que l'arrivée de l'express à Montreuil Bellay avec un retard de quelques minutes sur l'horaire actuel peut encore assurer sa correspondance
prie Monsieur le Directeur de la compagnie des chemins de Fer de bien vouloir autoriser l'arrêt à la station du Vaudelnay-Puy Notre Dame de l'express du soir allant d'Angers à Poitiers ».
On ne connaît pas la réponse de la compagnie mais l'analyse des années suivantes nous donnera peut être la réponse.

Année 1907

En 1907 on est déjà à la dernière année du deuxième mandat de l'équipe de Louis Boucher.
Deux délibérations vont attirer mon attention :

Les Halles de la place de l'Eglise



Une première du 30 mai 1907 qui va changer l'esthétique du centre bourg.
Il existait à cette époque de magnifiques halles sur la place de l'Eglise qui n'obtiendraient sans doute pas aujourd'hui obtenu l'autorisation d'être abattues.
Elles seraient peut être même classées « Monument historique ».
Nous avons retrouvé il y a quelques années avec plaisir une carte postale de ce bâtiment que nous ignorions.
Il existait également un propriétaire dont la maison, aujourd'hui occupé par Madame Viger, jouxtait la place et les halles.
Il s'agissait de Mr. Epagneul.
Il exerçait un commerce de quincaillerie auquel il avait rajouté quelques autres activités qui n'étaient pas sans rapport avec la richesse du Puy Notre Dame : le vin.
Il eut un fils en 1904, célèbre pour avoir créé la congrégation des Frères missionnaires des campagnes.

Une anecdote
Madame Viger, à qui je demandais si elle connaissait les anciens propriétaires de son immeuble, m'a indiqué qu'un jour de pèlerinage de Sainte Ceinture, un prêtre lui avait demandé de revoir sa maison C'était celle où il avait passé son enfance. Le moine était sans aucun doute le père Epagneul
Revenons sur la délibération littéralement rapportée
«Le maire communique au Conseil municipal une proposition de Mr Epagneul.-Roquet de faire démolir les Halles et de les faire reconstruire parallèlement à l'Eglise de manière à supprimer le coin à ordures qui se "trouve actuellement entre les Halles et l'Eglise et créer une place en face du nouveau bâtiment.
"Il s'engage à payer tous les frais de démolition et de reconstruction des Halles.
"Le Conseil
"Considérant
"que la proposition Epagneul ne peut qu'être avantageuse pour la commune,
"attendu que les Halles actuelles sont du plus mauvais effet esthétique,
"que l'espace se trouvant entre les Halles et l'Eglise est toujours rempli d'ordures.
"décide de nommer une commission qui, de concert avec le Maire, se mettra en rapport avec M.Epagneul et pourra passer avec lui un marché dans lequel ce dernier s'engagera à prendre à sa charge les travaux "proposés. »
Une commission a été créée séance tenante et composée du maire Louis Boucher, de l'adjoint M.Jouan, de Mrs Robin, Biard et Fortin.
Les années suivantes nous donneront sans doute plus de précisions sur la disparition de ces halles et sur la décision de la commission.

La seconde délibération du 17 novembre 1907 concerne la lutte contre l'alcoolisme.

Sur instruction du Préfet, le conseil a décidé qu'à l'avenir aucun café ne pourrait être installé dans un local situé à moins de 50 m des Ecoles et de l'Hospice
L'arrêté du maire était immédiatement applicable.
Cette décision très louable n'a eu sans doute aucune efficacité car 50 mètres ne représentaient pas une distance suffisante et efficace.
Il est intéressant de noter qu'à cette même réunion de conseil municipal, le maire a fait voter une gratification de 50 francs au secrétaire de mairie pour le surcroît de travail que lui donne l'application de la loi sur la fraude sur les vins
Etonnant ! mais Le Puy Notre Dame est depuis longtemps une grosse commune viticole

Année 1908

Avant les élections annoncées pour les 3 et 10 mai suivants, le conseil se réunit le 12 avril.

Encore la gare du Vaudelnay/Puy Notre Dame

Le maire revient sur la gare du Vaudelnay/Puy Notre Dame en indiquant que depuis la reconstitution des vignobles, le quai de la station de la gare est devenu notoirement insuffisant.
Il faut se rappeler que la crise du phylloxéra avait complètement déstabilisé le vignoble quelques années auparavant; Cela avait entraîné une réorganisation du vignoble , la création du Service de la Répression des Fraudes (d'où l'arrêté du maire sur les fraudes en 1907) pour aboutir ensuite en 1935 à la création des appellations contrôlées.
Les attendus de la réunion du conseil municipal précisent qu'en 1907 la production annuelle de la seule commune du Puy Notre Dame atteint le chiffre de 40.000 hectolitres et que la récolte des communes de Vaudelnay, Saint Macaire du Bois et Brossay avait augmenté dans les mêmes proportions.
Toutes ces récoltes partant de la station du Vaudelnay/Puy Notre Dame, il était impossible aux expéditeurs de faire leur chargement lorsqu'il y avait deux wagons à quai.
C'est pourquoi les élus ont demandé une fois de plus à la société de chemin de fer la construction d'un second quai.

Elections municipales

Les nouvelles élections municipales ont eu lieu les 3 et 10 mai et le nouveau conseil sera installé le 17 mai 1908.
Avaient été élus : Mrs Boucher Louis, Biard Louis, Robin Louis, Pesnault Charles, Audebault./Turpault, Esnault/JoussetMusset/Joulain, Mithoir Aimé, Poirier Louis, Lucazeau/Lechavallier, Jouan Auguste, Fortin/Moreau, Profit Eugène/Chicoteau/Moreau, Bourreau Jules, Gouffier/Falloux
soit 15 conseillers au lieu de 12, sans doute en raison d'une augmentation de la population.
Monsieur Louis Boucher , sans surprise est réélu maire pour son 3ème mandat avec 14 voix sur 15 et Monsieur Robin 1 voix.
Pour l'adjoint Monsieur Jouan est réélu avec également 14 voix et Monsieur Fortin 1.
L'entente semble sans faille en raison des résultats.

Salle des fêtes



La salle de la place de l'Eglise qui avait remplacé les Halles

Lors de sa séance du 27 mai, le maire propose de construire en urgence une salle des fêtes car les nombreuses associations n'ont aucun local pour leurs manifestations.
La mairie étant située au premier étage, le conseil décide que cette salle sera construite dans la cour de la mairie.
Il demande à un architecte de faire les plans.
Cette affaire est à suivre car on sait qu'une salle sera construite en remplacement des halles sur la place actuelle de l'église.
On peut donc se poser la question de l'emplacement à moins qu'il ne s'agisse de la cantine actuelle de l'école à laquelle on accède par l'ancienne mairie et qui correspondait bien à la cour de la mairie
Les délibérations futures à dépouiller nous donneront sans doute la solution.

Le clocher de la Collégiale



Lors de la réunion du 23 août, le conseil commence à parler d'un problème d'entretien du clocher.
Il en est de même aujourd'hui et cela reviendra régulièrement avec l'érosion et l'usure du temps.
En 1908 certains habitants se sont plaints du danger que représentait le voisinage du clocher.
Voici les termes de la délibération :
« Considérant que le clocher de l'église du Puy Notre Dame menace ruines, que très souvent des pierres se détachent
« et tombent ,soit dans la rue, soit sur les maisons voisines et peuvent ainsi être la cause d'accidents très graves
« que l'église étant un monument historique, aucune réparation ne peut y être entreprise sans l'autorisation de l'administration des Beaux Arts
« Qu'en outre les réparations à faire devant être très onéreuses, la flèche ayant 50 mètres de hauteur "et sa partie supérieure étant très endommagée, les ressources de la commune qui n'a pas d'autre revenu
"que le produit des impôts, ne lui permettent pas d'en supporter la charge. "
La commune a donc demandé au Préfet de prendre des mesures d'urgence.

Achat d'un canon

J'ai retenu ensuite pour terminer l'année 1908 une délibération surprenante du 23 août aux termes de laquelle le conseil a autorisé le maire à acquérir un canon destiné aux fêtes publiques ou nationales
Il demandait donc au Préfet l'autorisation de l'acheter.
L'histoire ne dit pas si la Préfecture a donné son accord.

Années 1909/1910

La Fontaine de Cix



Cette année a commence par une surprise 
En effet tout le monde connaît la Fontaine de Cix.
Tous les enfants se rappellent d'avoir péché des tétards avec plaisir.
Pouviez vous douter qu'elle ne soit pas un bien commun.
Aujourd'hui oui mais lorsque vous découvrez la délibération du 2 juin 1909, vous apprenez que ce petit coin du village appartenait à un Monsieur de Beauregard.
Le conseil a donné tous les pouvoirs au maire pour l'acquérir moyennant le prix de 250 francs (soit 2,50 nouveaux francs)

Suppression de la portion ligne de tramway qui relie Bressuire à Montreuil Bellay, portion comprise entre Argenton l'Eglise/Montreuil Bellay

Rien n'a changé par rapport à aujourd'hui
Par délibération du 13 juin 1909, le Conseil s'élève contre le projet du Conseil Général des Deux Sèvres de supprimer une portion entre Argenton l'Eglise et Montreuil Bellay en raison d'un trafic si peu important qu'il donne naissance à un déficit appréciable.
Le conseil s'oppose à cette décision et considère que des relations commerciales se sont établies entre Le Puy Notre Dame et les localités voisines telles Saint Martin de Sanzay, Bouillé Loretz, Argenton l'Eglise, Cersay et Argenton Chateau
Il attire l'attention du Préfet et lui demande de transmettre la protestation de la commune en indiquant que le déficit peut être diminué par une subvention du Conseil Général de Maine et Loire.
Dans ce cas précis les débiteurs ne sont pas les payeurs !!!!

Ligne téléphonique entre Le Puy Notre Dame et Vaudelnay

On entend parler de ce projet de ligne dans la réunion du 19 décembre 1909
Elle sera construite par le département pour un montant de 2714 francs
Il est seulement demandé aux deux communes de se répartir les ¾ des intérêts de l'emprunt soit 78,36 francs.
Les communes ont accepté bien entendu mais c'est bien le début du téléphone qui va changer la vie des habitants

Année 1911

Deux principaux sujets importants préoccupent le conseil municipal comme les années précédentes, la construction d'une salle de réunion et la restauration du clocher.
Le problème de la salle des fêtes dénommée tantôt halles ou salle de réunion a commencé depuis trois ans.
L'église sera un problème constant des conseils municipaux antérieurs et à venir en raison de la grandeur de l'édifice.
Il faut bien admettre que la notoriété patrimoniale du village est due à la Collégiale qu'il faut préserver.

Halles ou salle de réunion

Lors d'un réunion du 11 mai 1911, l'intitulé de la séance est le suivant :
« Approbation des plans et devis de construction d'une Halle et salle de réunion »
La décision se précise enfin et le projet est chiffré à 18.900 francs.
Le conseil accepte la proposition pour laquelle il décide d'un emprunt de 8000 francs sur 30 ans

Le clocher de la collégiale

Le dossier avance également car la mairie a reçu une lettre des Bâtiments de France qui a chiffré les travaux de restauration à la somme de 36.000 francs.
L'architecte demande à la commune quel serait le montant de sa participation.
En réalité le conseil s'était engagé antérieurement à verser 10.000 francs sur un devis prévisionnel de 70.000 francs.
Comme le devis est antérieur et en raison des engagements de la commune pour une salle de réunion, la municipalité réduit sa proposition de moitié soit 5.000 francs et demande aux bâtiments de France de voir auprès du Ministère de la culture pour compléter le manque de financement.
Le conseil a sans doute tiré un peu trop sur la ficelle car le 31 décembre en urgence, le maire provoque une réunion du Conseil Municipal à 14 heures.
Que se passe t'il pour faire une réunion le dernier jour de l'année avant le réveillon ?
Quand on lit le registre, on comprend
8 conseillers présents ce qui suffisait pour avoir un quorum majoritaire décisionnel même s'il manquait 7 conseillers.
J'imagine le stress car le maire venait de recevoir une lettre de Monsieur Magne, inspecteur général des Monuments historiques, indiquant que si la participation de la commune pour la restauration du clocher prévue de 5.000 francs n'était pas acceptée, le ministère de la culture abandonnerait le projet et émettait même la possibilité de raser le clocher.
La commune avait sans doute sous-estimé la réponse car en indiquant qu'elle n'avait pas beaucoup de ressources et ne pouvait pas participer , sauf en réalisant un emprunt, elle décidait en dernières ressources de donner son accord sur la somme de 8.000 francs.
Je suppose que la délibération était urgente pour prendre une décision le dernier jour de l'année
Dernière question en balance
Où allait se construire la salle des fêtes ?
Derrière l'ancienne mairie, dans la cour, comme indiqué dans la délibération de 1908 ou sur la place de l'Eglise ?
Cette salle est elle la cantine actuelle ou la salle que certains d'entre nous ont connue sur la place de l'Eglise.
Pour l'instant les délibérations ne nous donnent pas la solution .

Année 1912

Rien de particulier jusqu'aux élections de mai 1912

Elections municipales

Les nouvelles élections municipales ont lieu le 5 et 12 mai et le conseil sera installé le 19 mai 1912.
Avaient été élus : Mrs Boucher, Biard, Robin, Pesnault, Audebault. Esnault, Musset, Mithoir Poirier Jouan, Profit, Chicoteau, Bourreau
Boutin, Raymond,
Monsieur Louis Boucher , sans surprise est réélu maire pour son 4ème mandat avec 13 voix sur 14 et Monsieur Biard 1 voix.
Pour l'adjoint, Monsieur Jouan est régalement réélu avec 13 voix et Monsieur Biard 2
Il est à noter que depuis 12 années, 7 conseillers ont été renouvelés sans discontinuer
Jusqu'à la fin de l'année trois dossiers vont mobiliser le conseil municipal :

Restauration du clocher

Le premier à la réunion du 30 mai où il est demandé au Préfet d'intervenir auprès du Conseil général pour obtenir une subvention de 2.486 francs manquants pour boucler le financement du clocher de l'église, malgré la subvention de 8000 francs de la commune votée en urgence le 31 décembre de l'année dernière.

Achat d'un ancien presbytère

La commune envisage l'achat de bâtiments et d'un ancien presbytère situé au dessus pour l'affecter à l'installation d'une usine électrique.
L'usine électrique se trouvait au dépôt appartenant à la commune dans la descente de la rue des Picards
La commune a donné son accord pour acquérir ce bâtiment le 23 juin.
Le sous préfet demande comment sera envisagée l'acquisition .
Le presbytère sera vendu plus tard par la commune, le 13 août 1968 à Monsieur et Madame Deschamps.
Les anciens ponots auraient pu penser qu'il s'agissait du bâtiment de la rue de l'Eperon occupé par le dernier curé dans les années 1960, hors cet immeuble était propriété de l'association diocésaine.
Il n'en n'est donc rien
Je vous joins la photo du bâtiment de l'usine électrique.
Seul le toit de droite donnant sur la rue des Picards est encore propriété communale et sert d'entrepôt aux ateliers municipaux et à l'ancien comité des fêtes.
La commune compte régler le prix en y affectant une somme prise sur le produit de l'aliénation d'un titre de rente de 6000 francs
Les dépendances seront louées à la société Martineau 800 francs par an sur un bail de 40 années.



Les restes de l'ancienne usine électrique en haut de la rue des Picards

Ligne de tramway Bressuire/Montreuil Bellay

Le conseil général des Deux Sèvres envisage purement et simplement une suppression de cette ligne
Le maire demande le soutien du Conseil Général de Maine et Loire pour conserver la ligne de Bouillé Loretz.

Année 1914

Restauration du Clocher



L'échafaudage du clocher lors de la restauration de 1913

Lors d'une réunion du 22 mars 1914, le maire communique au Conseil municipal le devis de restauration du clocher transmis par les Beaux Arts s'élevant à 35.149,59 francs.
Les travaux étaient déjà commencés avec des fonds de l'état et l'emprunt réalisé par la commune en 1912 de 8000 francs.
Le coût étant nettement supérieur, le Sous Préfet demande une nouvelle participation de la commune.
Le conseil refuse en indiquant que bien des bâtiments classés sont financés entièrement par les Beaux Arts sans qu'il soit demandé quoique ce soit aux administrations locales trop pauvres
Le Maire précise que le concours financier demandé par l'Etat pourra être assuré par Monsieur le Curé du Puy Notre Dame à qui il reste un reliquat de la quête faite par lui pour la restauration de l'église et par le département de Maine et Loire qui subventionne habituellement les monuments historiques
Je ne sais pas si le curé avait des réserves suffisantes et si à l'époque le refus du Conseil Municipal a été apprécié par l'Etat.
Les délibérations à venir nous en apprendront sans doute plus



La dernière restauration du clocher a eu lieu dans les années 1990

Années 1914 à 1919

Pendant la guerre 1914/1918, il n'y aura pas beaucoup de réunions importantes chaque année.
Pendant l'année 1914, j'ai retenu deux décisions intéressantes.
La première lors de la réunion de mai 1914, le conseil décide de confier à la société Martineau, concessionnaire de l'éclairage sur la commune, l'électrification des bâtiments publics ainsi que la voirie communale.
C'est donc le début de l'électrification qui est arrivée en France vers les années 1905/191O.

Ambulances

La seconde d'août 1914 est la décision d'acheter une ambulance militaire et de l'attribuer à l'hôpital de la Providence .
On s'aperçoit d'ailleurs qu'il y avait deux ambulances, celle dont on vient de parler gérée par l'hôpital communal et une seconde à l'école libre des filles sous la responsabilité du curé.
En octobre 1914, le conseil municipal votera d'ailleurs une subvention de 100 francs pour chacune de ces ambulances

Usine électrique

Au cours de l'année 1915, le conseil municipal expose au Préfet que depuis le début des hostilités, l'usine électrique est fermée, le personnel technique ayant été mobilisé et les habitants sont privés de l'éclairage public ou privé.
Il indique qu'il y aurait intérêt à ce que la vie économique , sans compromettre la défense nationale, soit aussi peu entravée que possible par suite de l'état de guerre.
Les élus demandent donc la réouverture de l'usine électrique.

Fontaine de Cix

En parcourant les livres de délibérations, j'ai découvert une maquette parfaitement bien dessinée.
Je suppose qu'il s'agissait d'un projet de rénovation du petit toit de la fontaine de Cix.
Je vous donne connaissance de la photo que j'ai prise.



Rationnement du pain

En 1917, le conseil municipal était vraiment au ralenti.
Le 17 mars 1918 les responsables communaux se penchent sur un rationnement de pain en raison des hostilités.
Monsieur Boucher, le maire, indique que, d'après une récente circulaire de l'office départemental des céréales, il est attribué aux boulangers une quantité de farine nécessaire à la nourriture des habitants de façon à pouvoir attribuer à chacun une moyenne de 400 grammes de pain par jour.
En conclusion le conseil appelle l'attention de l'office que les travailleurs agricoles ont fait des efforts pour diminuer leur consommation de leur principal aliment
De leur propre gré, ils ont remplacé le pain par des pommes de terre, des haricots mais cela n'est possible lorsqu'ils travaillent à l'extérieur et le conseil précise qu'il est impossible d'abaisser leur rationnement de 400 grammes de pain à cette saison. Le conseil est très précis :
"Le travail commence avec le jour et finit avec lui, il sera de 18 heures à partir du mois de mai et jusqu'en août, il leur faut alors faire au moins 4 repas copieux. ùùù Peuvent ils ne consommer que 100 grammes de pain à chaque repas?"
Les temps ont bien changé mais sans doute force t'on moins physiquement!
Finalement le conseil municipal demande à l'office départemental d'attribuer aux travailleurs agricoles une ration supplémentaire de pain d'au moins 350 grammes par jour.
Il émet le voeu qu'il soit tenu compte dans le rationnement du pain de la situation sociale de chaque famille, le riche pouvant facilement remplacer le pain par des aliments que la situation de fortune du travailleur ne lui permet pas de se procurer.

Réorganisation de la police municipale

C'est un projet de réforme du Ministère de l'intérieur qui provoque la délibération du 23 février 1919
En effet les élus s'opposent à la suppression du garde champêtre, seule police des campagnes, pour le remplacer par une police cantonale dont les agents résideraient au chef lieu
Il est indiqué que ces personnes ne connaîtraient pas les propriétaires privés des communes les plus éloignées du centre et ne seraient d'aucune utilité pour la répression du maraudage.
Dans ces communes la création des brigades d'agents ruraux serait un supplément de dépenses car la conservation des gardes champêtres s'imposerait

Elections municipales du 30 Novembre 1919

Les nouvelles élections municipales ont eu lieu et le nouveau conseil sera installé le 10 décembre 1919.
Il est à noter que les élections ont été suspendues pendant la guerre et que le dernier mandat aura duré 7 années
Avaient été élus:
Mrs Boucher, Biard, Pesnault, Boutin, Mithoir, Poirier, Musset, Robin, Panneau, Jousselin, Chicoteau, Girault, Profit, Dufresne, Bourreau
soit 15 conseillers .
Monsieur Louis Boucher , sans surprise est réélu maire pour son 4ème mandat avec 14 voix sur 15 et Monsieur Biard 1 voix.
Pour l'adjoint Monsieur Georges Robin est réélu avec 12 voix et Monsieur Mihoir 2 voix et Monsieur Boutin Fortin 1 voix.
Monsieur Louis Boucher sera en 1920 pour sa vingtième année à la tête du Conseil Municipal
Personne ne peut se douter à ce moment là qu'il fera encore une seconde vingtaine d'années supplémentaires
Il faut dire qu'il dirige un conseil qu'il connaît bien car depuis 1900 il a autour de lui 5 conseillers fidèles , toujours réélus Mrs Robin, Biard Esnault, Musset et Bourreau

(à suivre année 1920)