LE JOUR DE L'HIVER

Moi l'hiver je pense
Aux petits oiseaux
Qui couvent des œufs glacés
Dans les arbres
Moi l'hiver je pense
Aux petits poissons
Qui se gèlent les bonbons
La nuit
Dans les rivières
.
Paul Vincensini

MONTREUIL BELLAY

Lycée Edgar Pisani

La classe de terminale "Service aux personnes et aux territoires" à souhaiter participer à l'Action "Boites de Noël" pour les plus démunis
Ce projet lancé par les réseaux sociaux a été efficace et la classe a sollicité l'ensemble des élèves et le personnel afin de réunir le maximum de dons
Des boîtes cadeaux seront distribuées aux Restos du Coeur de Saumur
Plus de 40 boîtes ont été remises le 17 décembre au lycée à la présidente de l'association
Cette action a permis de sensibiliser les élèves sur répercussions économiques et sociales des personnes démunis dans cette période de crise sanitaire

LE PUY NOTRE DAME

Illumination



AVIS AUX LECTEURS

Archives

Récemment je vous ai donné connaissance de bulletins paroissiaux édités pendant la guerre 1914/1918
Ces documents intéressants m'avaient été prêtés par Flora Derouineau
Je viens de recevoir un mot de Maryline Roignant qui va me communiquer deux bulletins paroissiaux de 1939 et 1953
Bien entendu je vous informerai de ces découvertes
Je tiens à remercier toutes les personnes qui me font passer ces informations
Après vous en avoir donné les principaux éléments, je restitue tout aux propriétaires
Si de votre côté vous avez également journaux, photos ou cartes postales anciennes pouvant intéresser les origines ou l'histoire de vos communes, n'hésitez pas, nous pourrons les publier
Merci d'avance

SAMEDI 19 DECEMBRE

LE PUY NOTRE DAME

Le père Epagneul



Le tombeau de la famille Epagneul au cimetière du Puy notre Dame

L'année dernière, en taillant ma glycine, rue des Hotels, j'aperçus trois missionnaires du Benin qui sortaient de l'église.
Ils s'arrêtèrent pour me demander où se trouvait le cimetière et si je connaissais leur père fondateur du nom de Michel Epagneul dont le berceau de famille se trouvait au Puy Notre Dame
Par chance je me rappelais que j'avais écrit un article sur ce prêtre dans le bulletin municipal de novembre 1990.
Je pus donc les renseigner à leur grande satisfaction
Je me permets de revenir sur le destin extraordinaire de cet homme né 21 juillet 1904 au Puy-Notre-Dame, mort le 8 octobre 1997 à Paris (XVIe ) ;
Il fut prêtre du diocèse de Paris (1930-1935), dominicain et fondateur des Frères missionnaires des campagnes (1943).
Fils de petits commerçants qui exploitaient aussi un vignoble dans la vallée du Layon, Michel Épagneul grandit entre un père athée et une mère profondément chrétienne.
À l’issue de ses études faites à Chavagnes (Maine-et-Loire), à l’institution Saint-Louis de Saumur, à Saint-Maurille d’Angers et au collège Grand-Lebrun des Marianistes de Bordeaux-Caudéran (Gironde), il voulut s’orienter vers la prêtrise.
Mais, son père, contrarié par sa vocation, lui demanda de faire d’abord son service militaire.
Il entra donc deux ans plus tard (1925) au séminaire de Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux (Seine, Hauts-de-Seine) et fut ordonné prêtre en 1930 pour le diocèse de Paris.
Il accepta la proposition de son archevêque, le cardinal Verdier, qui l’envoya comme économe et professeur au séminaire des vocations tardives de Saint-Jean-les-Deux-Jumeaux (Seine-et-Marne).
Il n’y resta que cinq ans car, désirant depuis longtemps être religieux, il rejoignit en 1935 le noviciat des Frères prêcheurs à Amiens, puis, l’année suivante, le couvent du Saulchoir en Belgique pour poursuivre ses études qu’il termina en 1939.
Assigné au couvent d’Étiolles (Seine-et-Oise, Essonne), il devait faire partie d’une équipe de pères destinés à l’apostolat rural lorsqu’il fut mobilisé et consigné successivement en Gironde, dans la Drôme, puis à la citadelle de Bonifacio en Corse. Ayant regagné son couvent après sa démobilisation, il s’engagea à lutter contre la déchristianisation qu’il avait découverte entre 1930 et 1935 dans le diocèse de Meaux.
Michel Épagneul fit ses premières missions dans des petits villages de la plaine de Meaux.

Fondateur des frères missionnaires des campagnes



Devant les difficultés à obtenir de l’Ordre du renfort pour mener son apostolat, il conçut, au cours d’une retraite qu’il fit en janvier 1943, le projet de fonder un institut missionnaire destiné aux campagnes déchristianisées et qu’il appellerait les Frères missionnaires des campagnes (FMC).
La congrégation fut officiellement fondée le 3 octobre 1943 et implanta son premier prieuré à La Houssaye-en-Brie (Seine-et-Marne).
Michel Épagneul en fut le prieur et dut assurer avec ses FMC la charge des paroisses de La Houssaye (le père Épagneul en devint le curé, le 28 avril 1944), de Crèvecœur et des Chapelles-Bourbon.
La nouvelle fondation prit son essor, notamment en encourageant une présidente nationale de la JACF, Ghislaine Aubé, qui sera « la première sœur missionnaire des campagnes » (décision prise en février 1944), à créer la branche féminine des FMC. Les FMC et leurs auxiliaires, les Sœurs des campagnes, virent leurs effectifs augmenter rapidement. Les FMC étaient 50 en 1947, 60 en 1949 (deux tiers de Frères prêtres, un tiers de Frères auxiliaires), 121 en 1959 et 135 en 1962 répartis en onze prieurés.
Leur mission consistait à vivre dans des prieurés considérés comme de solides ancrages dans des secteurs à partir desquels les FMC pouvaient mener leur apostolat rural. Chargés de plusieurs paroisses, ils exerçaient toutes formes d’apostolat complémentaires de la charge paroissiale, assuraient diverses prédications, animaient des aumôneries d’Action catholique rurale, etc. Tous les Frères travaillaient manuellement. Le travail était pensé comme une valeur apostolique car il facilitait les contacts, il s’agissait de « faire corps avec le monde rural » et d’affirmer un apostolat de présence selon le temps dont les Frères disposaient, les besoins du prieuré, les exigences de l’entraide au village et de l’Action catholique.
Si le projet de Michel Épagneul était avant tout religieux, il reposait néanmoins sur une conception du social qui se refusait à analyser le monde rural comme un espace dont la marginalisation serait inéluctable. Il contribua, par l’insertion de sa fondation, à maintenir une animation sociale et religieuse de certaines campagnes françaises menacées de désertification. Il s’efforça de créer des solidarités à l’échelle des communautés villageoises sans forcément recourir aux organisations syndicales, à la différence d’autres missionnaires comme les prêtres-ouvriers qui choisirent d’être au cœur des aspirations du mouvement ouvrier.
En 1961, l’élection d’un nouveau prieur, Léon Taverdet, marqua une nouvelle étape dans la vie de Michel Épagneul. Il quitta La Houssaye-en-Brie d’abord pour le presbytère, puis le prieuré Notre-Dame de Bethléem des Sœurs des campagnes à Lombreuil (Loiret). En 1981, il se retira dans un petit prieuré destiné aux frères âgés à Luzillé (Indre-et-Loire), mais sa santé s’altérant, il fut pris en charge par les Petites sœurs des pauvres jusqu’à sa mort.
Les Frères Missionnaires des Campagnes FMC forment une congrégation religieuse fondée le 3 octobre 1943 à La Houssaye-en-Brie (Seine-et-Marne) par le dominicain Michel Épagneul (1904 en Anjou - 1997), pour l'évangélisation du monde rural, par un apostolat sous toutes ses formes (prédications de missions, aumôneries de mouvements d'action catholique, écoles, travail salarié...)
Les Frères peuvent être prêtres ou laïcs ; ils font vœu de pauvreté, de chasteté et d'obéissance; ils vivent en communauté d'au moins trois frères. En France, les Frères Missionnaires des Campagnes sont répartis dans 14 prieurés. Les F.M.C. sont présents en Afrique (Burkina-Faso, Bénin,Togo) (quatre prieurés) depuis 1969, au Portugal depuis 1972 quitté en 1999, au Brésil (deux prieurés) depuis 1989.

VENDREDI 18 DECEMBRE

SAUMUROIS

Lu dans l'Anjou Agricole

"Une battue administrative était organisée dimanche 13 décembre dans le Sud-Saumurois
Un massif boisé de 500 hectares à cheval sur les communes d'Epieds, Brézé et Montreuil Bellay fait parler de lui depuis plusieurs années en raison de la présence de cervidés et sangliers en grand nombre
Le problème est connu, les dégâts dans les cultures alentours se chiffrent tous les ans en dizaine de milliers d'euros, et malgré les injonctions de la fédération des chasseurs et de l'administration, certaines sociétés de chasse n'ont toujours pas pris la mesure du problème.
Un message fort
Une décision exceptionnelle en période de chasse a donc été prise par le Préfet avec l'organisation d'une battue qui a réuni 140 chasseurs et trois louvetiers.
Un message envoyé aux chasseurs locaux selon Sylvain Piet, responsable dégâts de gibier à la FDSEA et qui était présent :
"la battue, c'est la solution de dernier recours, nous n'aimons pas en arriver là mais c'est parfois nécessaire.
Toutes les sociétés de chasse ne sont pas à mettre dans un même bateau mais force est de constater que certaines ne jouent pas le jeu".
Même si le bilan de la battue n'a pas été celui escompté au départ, le message envoyé se veut fort pour continuer à faire baisser la pression sur le territoire"
Damien Boussiron